Sic transit gloria mundi

Le bloc note personnel de Charlie

Archive for the ‘crise économique’ Category

Lancer de Chaussure sur premier Minsitre Chinois

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Le Premier Ministre chinois reçoit lui aussi une chaussure

Lors d’un discours à l’université de Cambridge, le Premier ministre chinois Wen Jiabao a été interrompu par une chaussure lancé par un manifestant, tout en le traitant de dictateur.

Il s’agissait d’une vieille chaussure de sport, et elle est tombée à un mètre du Premier Ministre Chinois.

Le lanceur, un jeune homme d’allure occidentale mais qui parlait anglais avec un accent, a été maîtrisé par le service d’ordre de l’université puis interpellé par la police qui n’a pas révélé son identité. Un porte-parole de la police locale a annoncé dans la soirée qu’il avait 27 ans et serait inculpé pour trouble à l’ordre public, avec comparution le 10 février devant les magistrats du tribunal de Cambridge.

La Chine, bien qu’ayant exprimé son profond mécontentement au gouvernement britannique, a fait savoir que les liens bilatéraux ne se ressentiiraient pas de cet incident.

Lors de la conférence, lundi 2 fécvrier 2009, le jeune homme s’est levé, a enlevé une de ses chaussures pour la lancer en direction du dirigeant chinois en criant : « c’est un scandale ». »Ce dictateur là-bas, comment peut-on écouter les mensonges qu’il raconte? Vous ne le contredisez pas ». » Levez-vous et protestez ». tels sont les mots qu’il a prononcé. « Honte à toi, honte à toi », lui ont répondu certains spectateurs. LePremier ministre chinois est demeuré impassible pendant l’incident puis, dans la suite de son discours, il a critiqué le manifestant : « Ce comportement méprisable ne saurait avoir d’effet sur l’amitié entre la Chine et le Royaume-Uni » .

Pourtant, la police avait assuré une stricte sécurité à l’entrée de la salle de concert de la prestigieuse université britannique ; 200 manifestants, apparemment pro-chinois pour la plupart, avaient été maintenus à l’écart .

Evidemment, cet incident rappele l’affaire du 14 décembre, lorsque Mountazir Al Zaidi avait lancé une chaussure sur le Président américain Georges Bush. Au cours de récentes manifestations en soutien à Gaza, à Londres, des manifestants avaient également protesté contre le gouvernement en lançant des chaussures contre les grilles barrant l’entrée de Downing Street, résidence officielle du Premier ministre.

Ce premier voyage du responsable chinois en Grande-Bretagne depuis 2006 est la dernière étape d’une tournée européenne en Allemagne, en Espagne, à Bruxelles et au sommet économique de Davos, en Suisse. Le Ministre a soigneusement cependant évité la France. Le dirigeant chinois avait pour objectif de resserrer les liens avec l’Europe, après des dissensions sur le Tibet suscitées notamment par des visites en Europe du dalaï lama, chef spirituel des bouddhistes tibétains en exil, que Pékin accuse de sécessionnisme, et de dynamiser les relations commerciales.

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Written by illico

3 février 2009 at 7:22

François Fillon va présenter le plan de relance

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François Fillon va annoncer lundi à Lyon les 1.000 projets retenus dans le cadre du plan de relance, qui doit injecter d’après l’exécutif 26 milliards dans l’économie pour tenter de stimuler l’activité et l’emploi alors que la crise provoque une envolée du chômage.

« Le gros de ces mesures va entrer en vigueur au cours de cette année », a précisé Luc Chatel, trois jours après l’adoption définitive du plan de relance par le Parlement. D’après le gouvernement 22 milliards du plan sur 26 doivent être dépensés cette année.

Le Journal Officiel  Figaro Magazine a déjà donné cinquante exemples de grands -ou petits- travaux pour maintenir l’activité malgré les difficultés d’accès au crédit: construction de 5.000 logements sociaux en Bretagne (23 M euros), travaux sur la RN2 en Guyane (5,5 M euros), sécurisation des archives du tribunal d’instance de Sélestat dans le Bas-Rhin (350.000 euros)…

Selon Patrick Devedjian, Ministre de la relance, tous les départements, « quelle que soit leur couleur politique », bénéficieront de projets financés par ce plan de relance. En effet, plus de la moitié des départements sont dirigés par des majorités de gauche.

Plusieurs critères ont été retenus pour choisir ces chantiers, et notamment leur « caractère identifiable, visible et durable ». Les travaux devront « impérativement » commencer en 2009. Dans le cas contraire, les crédits seront retirés et attribués à un autre projet.

L’objectif est de « créer » de l’emploi. Ainsi, selon lui, le volet logement du plan de relance permettra « la création ou le maintien » de 120.000 emplois. Au total, le plan de relance « doit générer 1,3 point de croissance en plus » grâce à « un effet d’entraînement » des investissements publics.

Jusque là, le chiffre avancé par le gouvernement était de un point supplémentaire. M. Devedjian promet que ces 1.000 projets vont « faire des petits » tout au long de l’année. Le ministre critique par ailleurs les propositions du PS contre la crise, « qui augmentent le coût du travail ».

L’opposition de gauche, qui a voté contre le plan de relance au Parlement, reproche au gouvernement de ne miser que sur l’investissement et pas assez sur la consommation.

Dans son contre-plan présenté le 21 janvier, le PS propose d’augmenter le smic, baisser la TVA…

L’opposition parle aussi de « recyclage » d’enveloppes et avance un chiffre bien moins important que les 26 milliards annoncés par l’exécutif.

Written by illico

2 février 2009 at 9:13

Crise au Japon

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Les géants japonais de l’électronique, Sony, Hitachi, NEC, Toshiba, tombent les uns après les autres dans le rouge, victimes impuissantes d’une chute des commandes, d’une baisse des prix et d’un yen qui n’en finit pas de grimper. Près de 6 milliards d’euros de pertes pour Hitachi, alors qu’il y a trois mois encore, il promettait des bénéfices. Résultat: 7.000 emplois supprimés, plan d’économies oblige. Même drame pour NEC qui se dit forcé de se séparer de 20.000 salariés dans le monde, après avoir lui aussi prévu des pertes annuelles colossales (2,4 milliards d’euros). Hitachi et NEC sont les énièmes industriels emblématiques du Japon à sombrer sous les coups que leur assène la crise économique mondiale, qui a pris un tour dramatique depuis septembre 2008. Sony avait commencé en décembre en annonçant la suppression de 16.000 postes dans son activité centrale, l’électronique, soudainement déficitaire. Puis est venu de Toshiba (4.500 emplois rayés, 2,33 milliards d’euros de pertes redoutées), accompagné d’une cohorte d’entreprises moins connues du public mais tout aussi étranglées que leurs grandes soeurs. Le Japon n’a sans doute jamais vécu une série de mauvaises nouvelles économiques en un laps de temps aussi court. On se rappelle de la crise qui submergea le Japon durant les années noires consécutives à l’éclatement de la bulle immobilière et financière endogène, dans les années 1990. Tous les champions nippons de l’électronique, qui disposent de technologies de pointe et de puissants outils de production, subissent non seulement l’impact de la détérioration du marché, mais aussi celui,de la hausse du yen face aux autres devises. Le renchérissement du yen, consécutif à la crise financière, amoindrit leur compétitivité face aux concurrents américains, européens ou sud-coréens et dévore leurs marges alors qu’une part grandissante de leur activité dépend de leur présence à l’étranger. Et les patrons des fleurons du secteur de défiler jour après jour devant les journalistes et analystes pour expliquer leurs plans de sauvetage, comme l’ont fait avant eux leurs homologues de l’industrie automobile. Réduction de la masse salariale, gel de projets, coupes dans les investissements, liquidation d’activités, rapprochements partiels avec des concurrents: les recettes sont partout les mêmes, mais leurs effets loin d’être garantis tant les entreprises semblent plongées dans le brouillard. « Dans un tel contexte, la moindre faiblesse nous expose aux pires difficultés », a expliqué le PDG de Sony, Howard Stringer.

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1 février 2009 at 4:41

Crise alimentaire : les plus pauvres sont les plus touchés

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Les difficultés du monde en développement sont aggravées par la hausse des prix de l’alimentation, combinés à l’impact de la crise financière, souligne la Banque mondiale, à la veille de la réunion de Madrid sur la crise alimentaire.

La directrice générale de la Banque Mondiale, Ngozi Okonjo-Iweala doit participer lundi et mardi à une réunion avec les représentants de 95 pays invités par le gouvernement espagnol à tenter de concrétiser les engagements pris lors du sommet de la FAO en juin 2008 à Rome contre la crise alimentaire.

« Nous nous attendons à ce que la grande volatilité des prix se poursuive, et que les pauvres soient les plus durement touchés, puisqu’ils consacrent la moitié de leurs revenus à l’alimentation », a ajouté Mme Okonjo-Iweala dans un communiqué.

La Banque mondiale indique que les consommateurs ne bénéficient pas toujours de la baisse des matières premières. Cas du maïs : le cours mondial a chuté de 32% en un trimestre, mais le prix n’a baissé que de 1% pour les consommateurs de Mombasa (Kenya).

La Banque mondiale souligne que 13 millions de personnes ont déjà bénéficié d’aide depuis mai, à travers des centres de distribution, des systèmes de rémunération, et la distribution de semences et d’engrais à de petits exploitants, notamment au Kirghizstan, au Tadjikistan, en Somalie, au Niger, en Ethiopie et au Togo.

Encore 700 millions de dollars seront consacrés à ce programme dans les six mois à venir, après 500 millions déjà dépensés.

En outre la Banque a décidé de porter de 4 à 6 milliards de dollars annuels jusqu’en 2010 ses prêts destinés à l’agriculture et à l’alimentation. D’ici juillet, l’institution multilatérale prévoit d’approuver 4 milliards de dollars de nouveaux projets, sans compter un autre milliard débloqué par la Société financière internationale (IFC/SFI).

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26 janvier 2009 at 5:52

Où évacuer les actifs pourris des banques allemandes?

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Le gouvernement allemand cherche à soulager les banques de leurs actifs toxiques, mais se trouve en dangereuse posture. La solution radicale, celle de la « bad bank », coûerait cher au contribuable. Une « bad bank » rachète les actifs sans valeur des banques, invendables sur le marché,pour les revendre plus tard, quand la situation s’est normalisée. La valeur réelle de ces actifs a fondu comme neige au soleil sous l’effet de la crise : ils polluent maintenant les comptes des banques : elles doivent procéder à des dépréciations, ce qui pèse sur leurs résultats etrend plus difficile de nouveaux emprunts. Selon le magazine Spiegel, les actifs « pourris » des 20 principales banques allemandes atteindraient 300 milliards d’euros. Pour l’ensemble du secteur, ce serait un total de 1.000 milliards d’euros. La Deutsche Bank, première banque du pays, a provoqué une onde de chaoc en annonçant une perte de près de 5 milliards sur le seul quatrième trimestre. Ceci permet de juger de la situation du marché allemand. Le plan fédéral de soutien des banques, doté en octobre de 400 milliards d’euros de garanties publiques et 80 milliards d’euros de recapitalisation, est très critiqué. les banquiers réclament un système de « bad bank », ce qui coûterait entre 150 et 200 milliards d’euros pour le contribuable, selon le ministre fédéral des Finances Peer Steinbrück, alors que le budget de l’Allemagne est déjà plombé par la récession. Par ailleurs, 2009 est une année électorale en Allemagne, avec des élections générales en septembre. Les électeurs ne manqueront pas de faire leurs comptes, et forcément le gouvernement, s’il fait trop de dépenses, se heuretera à un problème. Du coup, on discute à berlin des alternatives à une « bad bank » classique : chaque banque pourrait réer sa « structure de défaisance », selon le Süddeutsche Zeitung de vendredi citant des sources gouvernementales. Seulement voilà : cette solution, séduisante sur le papier car permettant à chaque institut de traiter ses propres actifs toxiques, « n’éviterait pas à l’Etat de verser des liquidités ou des garanties pour permettre aux banques d’équilibrer le passif de leurs bilans », objecte une source parlementaire à l’AFP. Autre solution prônée par des députés conservateurs (CDU) : que l’Etat récupère des actifs toxiques des banques à hauteur de la valeur de ces titres lors du bouclage des bilans annuels. « L’Etat prendrait en charge les actifs sans être obligé de verser des liquidités aux banques », explique le député Steffen Kampeter, responsable des questions budgétaires pour le parti conservateur. Mais l’Etat spporterait la dépréciation des titres quand ils arriveront à échéance. En contrepartie, « les banques devraient rembourser l’Etat avec des parts de leurs bénéfices », et ce pendant « plusieurs années », poursuit M. Kampeter dans une note ; ce système avait été employé avec succès pour assainir les banques est-allemandes après la Réunification. De nombreuses questions restent cependant en suspens. « Est-ce que les banques devront racheter un jour (les titres, ndlr), et si oui, à quel prix? » s’interroge Michael Kemmer, le patron de la banque régionale BayernLB, dans le Süddeutsche Zeitung. En outre, « les règles internationales de comptabilité rendent difficile un retrait total des actifs critiques du bilan (…), ajoute-t-il. C’est un sujet énormément complexe ».

Comprendre la crise.

Ou là.

Written by illico

25 janvier 2009 at 8:37